CDH

La Voix des Enfants sans Père : Non à la PMA sans père

Non à la PMA sans Père

Par ECLJ1568700000000

L'ECLJ a invité l'association française, La Voix des Sans Père, à faire une intervention orale en son nom, durant un débat général au Conseil des droits de l'homme (42e session, 16 septembre 2019) afin de dénoncer le projet de loi français autorisant l'accès aux femmes seules ou en couple aux techniques de procréation médicalement assistée. Un tel accès priverait sciemment l'enfant d'un père et de sa filiation paternelle.

Texte complet de l'intervention :

Monsieur le Président,

Je souhaite alerter le Conseil sur une atteinte aux droits des enfants.

Grâce aux nouvelles technologies, aux fécondations in vitro et aux inséminations artificielles, des enfants peuvent être conçus et donnés à des femmes ou à des hommes n’ayant aucun lien biologique avec l’enfant.

Dans plusieurs pays occidentaux, des femmes célibataires ou vivant ensemble peuvent avoir accès à ces techniques et sont parfois légalement reconnues toutes deux comme « mères » d’un même enfant, privant celui-ci de son père et de sa vraie filiation.

L’association La Voix des Sans Père en France, et bien d’autres en Europe, rassemble de nombreux témoignages d’enfants ayant été privés de leur père. L’absence de notre père est une souffrance irréparable. Le fait d’autoriser l’accès à des techniques de procréation artificielle sur le simple critère du désir remplace la frustration des parents de ne pas avoir d’enfants par une frustration plus grave encore, celle des enfants de ne pas connaitre leur père, ni d'entretenir de relation avec lui pour toute leur vie.

Il n’existe pas de droit à l’enfant, mais un droit pour l’enfant, garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant dans son article 7 « de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ».

La France s’apprête à violer ce droit en légalisant l’accès à la PMA sans père, pour les femmes en couples ou célibataires, ainsi qu’en supprimant la mention du père dans l’État civil, etc. Toutes ces mesures privent les enfants de leur père et suppriment les hommes de la filiation !

L’usage de la PMA ne devrait jamais justifier qu’on viole ainsi les droits des enfants en les privant volontairement de leur père ou de leur mère.

Nous invitons ce Conseil et ses organes à condamner ces techniques en ce qu’elles violent les droits des enfants et les font souffrir ; et à réaffirmer le droit à la paternité, celui dont nous, les sans-père, avons été privé.