

OSCE - violence contre les chrétiens: Déclaration orale
Merci, Monsieur le Modérateur,
Je m'appelle Thibault van den Bossche et je représente le Centre européen pour le droit et la justice.
Mesdames et messieurs, l’ECLJ souhaite aujourd’hui sonner l'alarme face à la montée de l'intolérance et des crimes de haine contre les chrétiens dans l'ensemble de la région de l'OSCE.
En 2024, l'OIDAC a identifié plus de 2 200 crimes de haine antichrétiens en Europe. Ce chiffre global cache une réalité brutale : une augmentation significative des agressions physiques et une explosion des incendies criminels visant des églises et des sites chrétiens. Partout en Europe, la violence physique et la destruction du patrimoine s'intensifient. Dans le même temps, la liberté de conscience des professionnels de la santé recule, et l'autonomie éducative des écoles chrétiennes est de plus en plus menacée.
La France est devenue l'une des nations européennes les plus touchées par cette vague. Pour la seule année 2025, les données officielles de son ministère de l'Intérieur ont recensé plus de 800 incidents antichrétiens, ce qui représente plus d'un tiers de l'ensemble des actes antireligieux du pays.
La nature de ces incidents devient de plus en plus violente. Nos églises historiques font face à une vague sans précédent d'incendies criminels, de vandalisme, de profanations et de vols.
Pourtant, face à ces chiffres, un paradoxe institutionnel majeur nous interpelle. La France dispose de données officielles et précises sur ces crimes. Dès lors, nous devons poser la question : pourquoi ces données sont-elles absentes du rapport annuel du BIDDH ? Ce manquement dans la transmission des chiffres officiels s'étend également aux actes antisémites et antimusulmans. Ce manque de transparence internationale nuit gravement à la compréhension globale du problème.
Nous demandons également à l'Union européenne d'accorder aux chrétiens la même protection que celle déjà octroyée aux communautés juives et musulmanes. Nous réclamons la nomination d'un coordinateur de l'UE pour la lutte contre les attaques et les discriminations envers les chrétiens. Nous ne résoudrons pas le problème de l'intolérance en ignorant la marginalisation de la foi historique de nos sociétés.
Enfin, mesdames et messieurs, nous appelons de nos vœux une collaboration renforcée entre les communautés chrétiennes, la société civile et les États participants. C’est uniquement par un partenariat étroit que nous pourrons faire remonter des statistiques fiables, briser le cercle du silence et de la sous-déclaration, et contraindre les autorités judiciaires à reconnaître le mobile religieux de ces infractions.
Je vous remercie.