Le lobby de l’avortement a récolté en 2025 le million de signatures nécessaires pour soumettre à la Commission européenne une proposition: la création d’un nouveau fonds européen finançant l’avortement. 920 000 euros dépensés, pour une moyenne de 0,80 euro par signature. C’était l’initiative My Voice My Choice.
Malgré ce financement, la première déception du lobby de l’avortement fut d’échouer à rassembler autant de signatures que nous. En 2014, l’initiative One of us, dont Grégor Puppinck était porte-parole, avait rassemblé près de deux millions de signatures pour demander la protection de l’embryon humain. Cela en dépensant 0,07 euro par signature, c’est-à-dire 11 fois moins que My Voice My Choice.
La deuxième déception du lobby pro-avortement, c’est le refus de la Commission européenne de créer un fonds européen pro-avortement. Pour analyser cette décision de la Commission, communiquée le 26 février 2026, nous avons participé à une réunion publique au Parlement européen. Cette réunion, le 11 mars 2026, a permis de constituer une union des droites pour la vie. Une quinzaine de députés européens étaient présents, représentant toutes les droites.
La réunion a été introduite par Margarita de la Pisa, députée espagnole qui fait partie du groupe de Jordan Bardella au Parlement européen, «Patriotes pour l’Europe».
Deux autres groupes politiques ont officiellement parrainé l’événement: le «Parti populaire européen», plus gros groupe du Parlement dont François-Xavier Bellamy est vice-président, et les «Conservateurs et réformistes européens», dans lequel la délégation de Marion Maréchal siège.
La vidéo ci-dessus vous donne un aperçu de la diversité des députés présents, originaires de nombreux pays d’Europe. Les organisateurs ont confié à Nicolas Bauer, chargé de plaidoyer à l’ECLJ, le soin de partager une analyse juridique de la communication de la Commission sur My Voice My Choice.
Bien que cette communication ait rejeté les demandes du lobby pro-avortement, elle rappelle que des fonds européens financent déjà l’avortement à la demande d’États membres. Nous vous invitons à consulter cette analyse sur notre site internet.
À titre d’illustration, l’Union européenne a financé en 2024 l’installation de la «Maison des femmes» dans le centre-ville du Havre. Un million d’euros, avec notamment un objectif de «réduction» des grossesses non désirées et précoces. Lorsqu’une femme appelle ce centre, l’avortement lui est proposé d’emblée par une voix automatique: «Pour une interruption volontaire de grossesse, tapez 1».
Il faut remettre en cause ce cadre juridique qui rend possible de tels financements européens. Et c’est l’un des objectifs de cette union des droites pour la vie.
Nous tenons à remercier en particulier le député italien Paolo Inselvini (ECR), du parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, la députée slovaque Miriam Lexmann (PPE) et le député slovène Matej Tonin (PPE).
Au cours de cette réunion, une pétition demandant un soutien européen à la maternité a été présentée. Cette pétition a été enregistrée au Parlement européen la semaine dernière (n°0194/2026) et sera examinée dans les prochains mois. Elle a été déposée par Charlène, une femme courageuse qui avait témoigné de son IVG au Parlement européen en octobre dernier, à l’invitation de la députée française Laurence Trochu (ECR) et aux côtés notamment de Christophe Gomart (PPE).
L’union des droites pour la vie est une excellente nouvelle. C’est grâce à une telle union que l’on peut espérer obtenir une politique nationale et européenne de prévention de l’avortement et de soutien à la maternité. Nous vous invitons à témoigner de votre soutien à une telle politique en signant cet appel à une politique de prévention de l’avortement: