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Quel rôle pour les droits de l’homme face aux neurosciences et à l’ingénierie du génome ?

Le biodroit international, qui se développe depuis la fin des années 1990, se place nettement dans le cadre du droit international des droits de l’homme. La nouvelle discipline est conçue comme un prolongement du droit international des droits de l’homme dans le domaine de la biomédecine.

Parmi les nouveaux défis que le biodroit international doit affronter se trouvent ceux des neurosciences et des possibilités inédites dans l’accès, la collecte, la diffusion et la manipulation des informations contenues dans nos cerveaux. Alors que les neurotechnologies envahissent peu à peu notre quotidien, certains proposent de formaliser juridiquement de nouveaux droits de l’homme adaptés à la protection du plus intime de nous-mêmes : notre esprit et nos pensées.

L’exposé abordera aussi brièvement un autre défi majeur du développement biotechnologique actuel -l’ingénierie du génome humain- et mettra en relief les insuffisances du système des droits de l’homme pour protéger l’intégrité des générations futures.

Roberto Andorno est Professeur associé de bioéthique et droit biomédical à la Faculté de droit de l’université de Zurich. Ancien membre du Comité international de bioéthique de l’UNESCO. Il a notamment publié Principles of international biolaw (Bruxelles, Bruylant, 2013).

 

Séminaire organisé par la Mission permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe et le Centre européen pour le droit et la justice