IVG dans la Constitution : une « liberté » ne peut pas être subieGradient Overlay
Institutions Françaises

IVG dans la Constitution : une « liberté » ne peut pas être subie

IVG Constitutionnelle = fausse liberté

Par Nicolas Bauer1699347600000
Partager

Dimanche 29 octobre, Emmanuel Macron a annoncé sur X (ex-Twitter) un projet de loi inscrivant dans la Constitution « la liberté des femmes de recourir à l’IVG ». L’idée serait de rendre cette liberté « irréversible ». Cet objectif est illusoire.

Tribune publiée dans Valeurs actuelles.

Aucune norme votée ou promulguée par des hommes ne sera jamais « irréversible ». Comme toute norme juridique, les Constitutions peuvent devenir obsolètes. Depuis la Constitution de 1791, la France a changé près d’une vingtaine de fois de Constitution. Celle de la Ve République a été modifiée par presque tous les Présidents. Ajouter l’IVG correspondrait à la vingt-cinquième révision constitutionnelle depuis 1958. Des expériences étrangères témoignent également de la fragilité de toute norme constitutionnelle. Ainsi, la Constitution de la Yougoslavie, qui incluait un « droit à l’IVG », a disparu avec le socialisme.

Si la « liberté » de l’IVG restera toujours « réversible », c’est aussi parce qu’elle s’oppose à la réalité et à l’expérience. Une liberté peut être exercée, mais ne peut pas être subie. Or, l’IVG est majoritairement subie. De nombreuses études qui démontrent ce fait sont rassemblées dans l’ouvrage collectif Droit et prévention de l’avortement en Europe (Les Éditions Hospitalières, 2016). Selon l’Institut Guttmacher, 75 % des femmes qui ont eu recours à l’avortement indiquent y avoir été poussées par des contraintes sociales ou économiques. D’autres statistiques officielles confirment cette même réalité en France : c’est la pauvreté et l’isolement qui déterminent la décision d’avorter.

Dans un reportage diffusé en octobre sur la chaîne KTO, des femmes témoignent de leur IVG. « Charlène », qui a avorté à 26 ans, a été emmenée au Planning familial par son compagnon et raconte comment elle y a été reçue. La représentante du Planning familial « est allée dans le sens de mon compagnon de l’époque. Quand je lui parlais de mon bébé, elle disait “ce n’est pas un bébé”. Je lui disais que je ne voulais pas avorter, elle a répondu “on va prendre un rendez-vous quand même avec l’anesthésiste, puis avec le gynécologue”. J’ai avancé comme sur un tapis roulant, on ne m’a jamais parlé de solutions alternatives, d’aides financières, d’associations d’aide aux jeunes mamans en difficulté. J’ai l’impression que mon consentement a été extorqué. Je m’en veux de ne pas avoir défendu mon bébé ».

Ce témoignage sur la « liberté d’avorter » n’est pas isolé. Emmanuel Macron affirme pourtant s’inspirer du travail du Planning familial pour son projet de loi constitutionnelle. Il s’agit de « libérer » les femmes malgré elles et contre elles, en leur imposant l’avortement.

Pour la protection de toute vie humaine
Lire le texte complet de la pétition

SIGNATURES

+ Ajouter un complément d’adresse
Consentement RGPD: Je souhaite recevoir des nouvelles des actions de l'ECLJ ainsi que des invitations à les soutenir.
Les informations recueillies via ce formulaire sont enregistrées par l’ECLJ pour la gestion de cette pétition. Avec votre accord, votre adresse email sera utilisée pour vous envoyer des nouvelles de nos actions et des invitations à les soutenir. Votre adresse postale pourra également être utilisée dans le même but, sauf opposition de votre part. Ces données peuvent être traitées, pour le compte de l’ECLJ, par son fonds de dotation. Conformément au règlement général sur la protection des données (RGPD), vous pouvez exercer vos droits d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation ou de suppression en nous contactant à secretariat@eclj.org. Pour en savoir plus, consultez notre [politique de confidentialité] disponible sur notre site.

Cookies et vie privée

Notre site internet ne diffuse aucune publicité pour le compte de tiers. Nous utilisons simplement des cookies pour améliorer la navigation (cookies techniques) et pour nous permettre d'analyser la façon dont vous consultez notre site internet, afin de l'améliorer (cookies analytiques). Les informations personnelles qui peuvent vous être demandées sur certaines pages de notre site internet (comme s'abonner à notre Newsletter, signer une pétition, faire un don...) sont facultatives. Nous ne partageons aucune de ces informations que nous pourrions recueillir avec des tiers. Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité et de sécurité pour ici plus de précision.

Je refuse les cookies analytiques