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Haine antichrétienne en Europe : une violence banalisée à l’approche de Noël

Haine antichrétienne en Europe

Par Thibault van den Bossche1765872083868
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La haine antichrétienne progresse en Europe, sous des formes de plus en plus visibles et violentes. Agressions, profanations, incendies d’églises, discriminations et restrictions à la liberté religieuse se multiplient. Les controverses récurrentes autour des crèches de Noël ne constituent en réalité que la face la plus visible et la plus banalisée d’un phénomène beaucoup plus large. Pour alerter les politiques et les institutions européennes, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) publie un rapport de référence intitulé « Christianophobie et haine antichrétienne en Europe ».

 

Noël approche. Que reste-t-il de cette période de paix et de recueillement pour des millions de chrétiens en Europe ? Jamais, depuis des années, les atteintes contre les chrétiens n’ont été aussi nombreuses, aussi visibles et aussi banalisées. Églises incendiées ou profanées, croix détruites, fidèles agressés, prêtres menacés, chrétiens réduits au silence dans l’espace public ou professionnel : la haine antichrétienne progresse sur le continent européen dans une indifférence préoccupante.

 

Les chrétiens d’Europe, censurés, menacés, agressés

En septembre 2025, Ashur Sarnaya, chrétien irakien réfugié en France pour fuir l’État islamique, a été assassiné alors qu’il témoignait publiquement de sa foi, par un terroriste islamiste. Selon les chiffres de l’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe (OIDAC), 2 211 actes antichrétiens ont été recensés en Europe en 2024, dont plus de 270 agressions physiques. Ces données, déjà alarmantes, ne reflètent qu’une partie de la réalité, tant la sous-déclaration reste massive. Beaucoup de victimes renoncent à signaler les faits, par peur, par lassitude ou pour éviter d’être accusées d’« instrumentalisation ».

Parallèlement, une autre forme de violence, plus diffuse mais tout aussi réelle, s’installe. Des chrétiens se censurent, dans leur travail, à l’université ou dans l’espace public, pour éviter sanctions, moqueries ou discriminations. Des enseignants, des médecins, des pharmaciens, des infirmiers ou des magistrats sont poursuivis ou sanctionnés en raison de leur fidélité à leurs convictions chrétiennes. Des hôpitaux chrétiens se voient contraints de pratiquer l’avortement ou l’euthanasie. Des personnes sont condamnées pour avoir prié silencieusement ou cité la Bible. La liberté religieuse, pourtant garantie en droit, recule dans les faits.

 

La haine antichrétienne, angle mort des politiques européennes

Face à cette réalité, une asymétrie demeure frappante. L’Union européenne et le Conseil de l’Europe ont mis en place des mécanismes spécifiques pour lutter contre l’antisémitisme et la haine antimusulmane : coordinateurs dédiés, stratégies ciblées, financements, rapports officiels. Rien de comparable n’existe pour les chrétiens, pourtant première communauté religieuse d’Europe et de plus en plus exposée.

C’est dans ce contexte que le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) publie un rapport de référence sur la haine antichrétienne en Europe. Fondé sur des données rigoureuses et une analyse juridique approfondie, ce rapport met en lumière l’ampleur du phénomène, ses causes, ses manifestations et les lacunes des réponses institutionnelles. Il formule également des propositions concrètes : reconnaissance explicite de la haine antichrétienne, collecte de données spécifiques, protection renforcée des lieux de culte, respect effectif de l’objection de conscience et création d’un coordinateur européen dédié.

 

Un rapport et une pétition pour faire entendre la voix des chrétiens

Mais un rapport, aussi solide soit-il, ne suffit pas sans mobilisation. C’est pourquoi l’ECLJ lance une pétition officielle appelant les députés du Parlement européen et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à inscrire la lutte contre la haine antichrétienne à leur ordre du jour pour apporter des réponses concrètes. Cette pétition s’inscrit dans une procédure institutionnelle officielle, prévue par les règlements des deux assemblées. Elle sera formellement examinée et donnera lieu à une réponse officielle. Il ne s’agit pas d’un geste symbolique, mais d’un levier démocratique concret.

La haine antichrétienne n’est pas un problème marginal. Elle concerne la liberté religieuse, la liberté d’expression, la dignité humaine et, plus largement, l’identité culturelle et spirituelle de l’Europe. La combattre, ce n’est pas défendre un privilège, mais exiger l’égalité et la cohérence. À l’approche de Noël, alors que des crèches sont vandalisées ou interdites et que des églises brûlent, il est temps d’agir concrètement.

 

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