Chrétiens de Chine: il est temps que le pasteur John Cao puisse rentrer chez luiGradient Overlay
ONU

Chrétiens de Chine: il est temps que le pasteur John Cao puisse rentrer chez lui

Chine: Le pasteur Cao doit pouvoir rentrer chez lui

Par ECLJ1787834700065
Partager

La pression sur les chrétiens et les Églises de maison ne cesse d’empirer en Chine. Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) suit de près la situation du pasteur John Cao, arrêté en 2017 pour son engagement humanitaire et condamné à sept ans de prison. Nous sommes déjà intervenus à deux reprises devant l’ONU en sa faveur, en 2019 et 2020. Il reste aujourd’hui bloqué sur le territoire chinois malgré la fin de sa peine. Retenu loin des siens et atteint d’un cancer à un stade avancé, son sort exige une action urgente du gouvernement chinois.

Par CeCe Heil

Il y a quelques semaines, Donald Trump a demandé la libération du pasteur chinois Ezra Jin, détenu dans une prison chinoise. Dans un geste de bonne volonté et de considération humanitaire, la Chine a effectivement libéré le pasteur Jin et l’a autorisé à s’envoler pour les États-Unis. Cette décision a démontré la volonté du président Xi de faire preuve de compassion dans des cas sensibles et d’accorder la priorité à la dignité humaine. Nous saluons cette étape avec une profonde gratitude et remercions le président Trump et le président Xi pour leur prise en considération. C’est dans ce même esprit de miséricorde que nous lançons aujourd’hui un appel en faveur du pasteur John Cao.

Le 5 mars 2024, le pasteur Cao, résident permanent aux États-Unis depuis 1990, a franchi les portes de sa prison après avoir purgé jusqu’au dernier jour une peine de sept ans de détention en Chine. Son crime? Des actions humanitaires: la construction d’écoles et la distribution d’aide aux enfants défavorisés le long de la frontière entre la Chine et la Birmanie. Durant ses sept années d’incarcération, de nombreuses voix se sont élevées pour demander sa libération, notamment Marco Rubio, alors sénateur, et le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. Même s’il a finalement purgé l’intégralité de sa peine, sa libération aurait dû marquer le début de la liberté, de la guérison, des retrouvailles et de la reconstruction. Malheureusement, en raison d’une disposition administrative (l’article 14 de la loi chinoise sur les passeports) qui permet de retenir son passeport jusqu’à trois ans après sa libération, il se trouve toujours bloqué en Chine, dans l’impossibilité de rentrer chez lui aux États-Unis pour retrouver sa famille.

Pour aggraver les choses, on a diagnosticé un cancer de stade 4 au pasteur Cao. Un cancer de stade 4 n’est pas une maladie à évolution lente. C’est un cancer agressif, mortel et où chaque jour compte. Des options de traitement avancées aux États-Unis, telles que des soins oncologiques de pointe, des essais cliniques et des thérapies spécialisées, soraient accessibles. Malheureusement, le pasteur Cao ne peut y avoir accès tant qu’il reste piégé dans ces limbes administratives chinoises.

Cependant, cet engrenage administratif ne constitue pas une interdiction définitive. Il s’agit d’un délai administratif temporaire. Même selon l’interprétation la plus stricte, la loi n’impose pas une attente de trois ans; elle donne aux autorités le pouvoir discrétionnaire de délivrer un passeport au bout de six mois. Le 16 avril 2026, le pasteur Cao a demandé son passeport pour des motifs humanitaires et n’a reçu aucune réponse. Aujourd’hui, cela fait presque deux ans et demi que le pasteur Cao a terminé sa peine. Il ne représente aucune menace, et il n’existe aucune justification légale, morale ou humanitaire pour continuer à lui refuser son passeport. Selon le propre cadre juridique de la Chine, son passeport peut et doit lui être délivré dès aujourd’hui.

Pendant que le pasteur Cao est retenu en Chine, la vie s’est poursuivie pour sa famille aux États-Unis. Ses fils sont devenus adultes. Son plus jeune fils s’est marié sans que son père ne soit présent. Son épouse a porté le lourd fardeau du plaidoyer et de l’espoir. Et aujourd’hui, un petit-enfant est né, un enfant qu’il n’a encore jamais rencontré.

Autoriser le pasteur Cao à rentrer chez lui prouverait que les considérations humanitaires comptent toujours dans les relations internationales. Cela renforcerait le geste de bonne volonté du président Xi. Cela montrerait que la miséricorde reste possible, même dans des climats diplomatiques difficiles. Et cela confirmerait que les lois administratives, comme l’article 14, n’ont pas vocation à servir d’instruments de punition indéfinie.

La libération du pasteur Jin par la Chine a prouvé que les considérations humanitaires peuvent coexister avec la politique et la stabilité nationales. Permettre au pasteur Cao de rentrer chez lui renforcerait ce même message:

  • que la Chine accorde de la valeur à la compassion
  • que la Chine honore son propre cadre juridique
  • que la Chine reconnaît la dignité de la vie humaine.

La délivrance du passeport du pasteur Cao ne serait pas une concession politique. Ce serait un acte humanitaire conforme aux lois chinoises et dans la lignée du récent geste de bonne volonté du président Xi. Par conséquent, nous demandons respectueusement aux autorités chinoises de délivrer immédiatement le passeport du pasteur Cao, conformément à l’article 14 et en reconnaissance de sa situation humanitaire.

Nous appelons les responsables américains, les organisations de défense des droits humains et les communautés religieuses à plaider de manière claire, constante et urgente pour la libération humanitaire immédiate du pasteur Cao. C’est le moment pour les gouvernements, les défenseurs des droits et les communautés de parler d’une seule voix.

Il est temps que le pasteur Cao puisser retrouver sa famille!

Je donne

Cookies et vie privée

Notre site internet ne diffuse aucune publicité pour le compte de tiers. Nous utilisons simplement des cookies pour améliorer la navigation (cookies techniques) et pour nous permettre d'analyser la façon dont vous consultez notre site internet, afin de l'améliorer (cookies analytiques). Les informations personnelles qui peuvent vous être demandées sur certaines pages de notre site internet (comme s'abonner à notre Newsletter, signer une pétition, faire un don...) sont facultatives. Nous ne partageons aucune de ces informations que nous pourrions recueillir avec des tiers. Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité et de sécurité pour ici plus de précision.

Je refuse les cookies analytiques