Bloqueurs, casseurs, pilleurs… Comment la France peut-elle se protéger face à l’insurrection?
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Quelques jours à peine après la venue du Pape, qui fut un moment de grâce pour la France, une partie de la jeunesse a sombré dans la violence, incendiant des lycées aux cris de « ACAB » et de « Free Palestine ». Depuis, le mouvement se radicalise et s’étend. Il est composé pour l’immense majorité de centaines de milliers de manifestants de gauche, auxquels s’ajoutent environ 5000 « Black blocs », des casseurs anarchistes violents, et des dizaines de milliers de « jeunes des banlieues », souvent étrangers ou issus de l’immigration, qui viennent en bande piller et détruire les magasins des centres-villes.

Les 17 et 18 octobre, ce sont 3000 commerces qui ont ainsi été attaqués ou pillés, près de 1000 policiers qui ont été blessés par les casseurs, et de nombreux bâtiments publics qui ont été visés et incendiés, notamment la mairie de Limoges.

Tout cela intervient à 6 mois des élections présidentielles, et a pour effet d’accroître les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen, qui à ce jour semble sûre d’être élue, avec plus de 35% des intentions de vote au premier tour. Mais la route est encore longue et semée d’embûches jusqu’aux élections. Elle fait encore face à un risque d’entrave judiciaire faible, mais réel. La Cour de cassation s’est engagée à rendre son jugement avant les élections, tandis que le recours à la Cour européenne des droits de l’homme, auquel l’ECLJ a participé, n’est toujours pas jugé. L’autre embûche résulterait d’une prolongation et d’une aggravation des émeutes, pour antagoniser la société, opposer LFI et RN, et créer un climat de peur de guerre civile. Après des mois d’émeutes répétées, la population pourrait renoncer à voter Le Pen, et choisir ainsi le centre par « prudence », par peur de provoquer une véritable guerre civile. De même, une partie des électeurs de Jean-Luc Melenchon, le leader de ce mouvement, pourrait se tourner vers la gauche moins radicale, ce qui rendrait plus hypothétique la victoire de Le Pen au second tour.

L’extrême gauche, haute dans les sondages, sait qu’elle ne peut pas gagner les élections. Même avec 70% du vote musulman, cela ne suffira pas. C’est pourquoi elle veut prendre le pouvoir dans les esprits et dans la rue par le chaos, avant de le prendre complètement.

La gauche veut le chaos pour imposer une « nouvelle France », une « France dissoute » qui ne serait « plus blanche, ni chrétienne » mais métissée, multiculturelle, anticapitaliste, gouvernée par un régime autoritaire islamo-gauchiste. En fait, Mélenchon s’inscrit lui-même dans la filiation de l’idéal de la Révolution française qui voulait faire advenir un « homme nouveau », universel. Quant à son programme politique : il veut accroître l’immigration et les naturalisations, encourager l’islamisation de la France, ne pas rembourser la dette publique, confisquer les héritages, imposer une avalanche fiscale, embaucher une masse de fonctionnaires, etc. En d’autres termes, il s’agit de transformer la France en régime néo-soviétique.

Aujourd’hui, Mélenchon utilise les populations issues de l’immigration comme prolétariat révolutionnaire et comme arme de destruction de la cuture française. Mais les forces révolutionnaires, aujourd’hui réunies dans la destruction, vont finir par se combattre, car les islamistes ne sont ni woke, ni anarchistes, et vont imposer leur culture sur une partie du territoire. Finalement, les militants d’extrême gauche bourgeoise d’origine française sont non seulement les collabos, mais aussi les « idiots utiles » des islamistes.

Parmi les militants d’extrême gauche et les casseurs « black blocs » et « antifa », beaucoup sont des Français de souche, le plus souvent diplômés et citadins. Ils sont le produit de notre société athée, individualiste et matérialiste, marquée par le divorce, qui a rejeté toute transcendance et toute autorité. Ils se heurtent à l’absurdité de leur vie, à l’absence de perspective personnelle et professionnelle. Ils n’ont pas de religion, pas de famille et pas de véritable profession. Leurs diplômes ne servent à rien, leurs relations affectives ne mènent à rien, et leur idéologie ne construit rien. Bien que sans avenir, ils ne veulent pas se rabaisser à prendre des emplois jugés subalternes, et confiés à des étrangers. Et l’Etat n’a plus d’argent pour les recruter comme fonctionnaires. Ils pensent que la seule façon de changer la politique est de détruire l’Etat, et n’hésites pas à lyncher, parfois jusqu’à la mort, ceux qu’ils accusent de fascisme.

Quant à ceux qui pillent et détruisent les boutiques. Ils sont à 30% étrangers et le plus souvent, pour les autres, issus de l’immigration. Profitant des troubles causés par les manifestations, ils laissent libre cours à leur instinct de vol et de destruction, de razzia, et à leur sentiment de haine de la France. La République n’est pas parvenue à les civiliser, à leur inculquer le respect élémentaire de l’ordre. Pire, elle a été faible pendant des décennies, refusant de voir le danger de guerre civile monter d’année en année. Elle a cru naïvement que ses valeurs universalistes finiraient nécessairement par triompher.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron est à l’agonie, son bilan est désastreux. Les six mois qui nous séparent de l’élection seront un long calvaire pour la France.

La France est à reconstruire. Les forces de l’ordre et la justice doivent faire preuve d’autorité à l’encontre des casseurs et des pilleurs. Il faut les condamner, déchoir de la nationalité française les casseurs et pilleurs binationaux et expulser les criminels étrangers. Mais cela ne suffira pas, car le « cancer » dont est atteint notre pays est culturel.

La majorité du peuple français, qui aime la France et souhaite qu’elle retrouve sa grandeur, doit se ressaisir et comprendre qu’il nous appartient de relever le pays. Pour cela, renonçons aux fausses valeurs qui ont mené la France au chaos et à cette ruine. Nous devons réconcilier la France avec son identité chrétienne historique et retrouver l’esprit de responsabilité, que nous avons perdu à force de dépossession du pourvoir politique par Bruxelles, et d’assistanat par l’Etat. L’Etat est devenu un monstre obèse et impuissant. Sa réforme profonde est urgente.

Longtemps je me suis demandé comment rendre à la France sa grandeur. Mais ce n’est qu’avec ces émeutes qu’il m’est apparu évident que, dans notre histoire, notre pays a eu un sursaut de grandeur chaque fois que son existence a été menacée. Le moment est donc venu de rendre à la France sa grandeur.

Le succès extraordinaire de la visite du pape Léon XIV en France a témoigné de la vitalité et de la beauté de la France catholique, beauté d’autant plus éclatante qu’elle se manifeste dans un contexte particulièrement sombre pour la République française. C’est comme si une lumière vive avait brièvement lui dans l’obscurité, indiquant une direction et redonnant espoir aux Français. Une voie est possible pour la France. Le contraste entre ces deux France est saisissant : ce sont les fruits de l’Église et des principes de l’Évangile pour l’une, et de la République et de ses valeurs pour l’autre.

Certes, l’Église et la République sont toutes deux en crise, mais la première semble se redresser alors que la seconde n’en finit pas de chuter. L’Évangile et le Christ continuent à toucher les cœurs tandis que les « valeurs de la République » sont démonétisées, surtout auprès de la jeunesse. Elles riment avec intolérance et immoralité, tout en étant dépourvues de définition précise. En tout cas, elles ne sont pas parvenues à convertir les enfants d’immigrés à la République. À l’inverse, la veillée au Stade de France du Pape et le spectacle de l’épopée des saints qui ont fait la France touchent les cœurs. Cet enthousiasme n’est pas réservé aux seuls « Français de souche », car l’héritage chrétien de la France est un don au monde entier. La présence de nombreux convertis, notamment d’origines étrangère ou musulmane, prouve que l’Église demeure le creuset, et le baptistère, dans lequel la France peut renaître de génération en génération.

Grégor Puppinck

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