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Institutions Françaises

Aide à mourir et IVG: entre victoire et défaite

Aide à mourir & IVG: entre victoire & défaite

Par Grégor Puppinck1772184993825
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Le 25 février 2026, l'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir par 299 voix contre 226. Le lendemain, la Commission européenne a rendu sa décision sur l'initiative citoyenne européenne "Ma voix mon choix". À quelques heures d’intervalle, nous avons remporté une «demi-victoire» et avons subi une «demi-défaite».

 

La défaite, vous le savez, porte sur l’euthanasie. L’Assemblée nationale a adopté hier un texte dangereux et irrationnel. Mais c’est une demi-défaite car l’opposition à cette loi grandit au sein de l’Assemblée et de l’opinion publique: entre mai 2025 et février 2026, 16 députés abstentionnistes ont rejoint les rangs de l’opposition, et 4 autres députés ont été convaincus de renverser leur vote, rejoignant l’opposition. 

 

Aucun député ayant voté contre l’euthanasie en mai 2025 ne s’est laissé convaincre de voter pour en seconde lecture! Nous gagnons donc du terrain et devons continuer à alerter.

 

Votre action auprès des députés abstentionnistes a donc été bénéfique. S’il vous plaît, continuez à leur écrire directement! Vous pouvez féliciter ceux qui ont rejoint l’opposition au texte (liste des votants ici), et surtout écrire aux 37 derniers abstentionnistes pour leur ouvrir les yeux sur le danger de ce texte (voici une liste des courriels ici et un modèle de lettre à adresser). 

 

Vous pouvez aussi demander à rencontrer les parlementaires de votre circonscription, sénateurs et députés (coordonnées ici).

 

Le texte est à présent renvoyé au Sénat pour un nouvel examen à partir du 1er avril. Le Sénat peut encore s’y opposer, ouvrant la voie ensuite à la réunion d’une Commission Mixte Paritaire, puis encore à un nouveau vote... 

 

La procédure est donc encore longue: rien n’est perdu. Plus le temps passe, plus les parlementaires et l’opinion publique deviennent conscients de la folie de ce texte. Alors, continuez à les alerter sur le contenu du texte! Vous trouverez ici une analyse précise des 14 problèmes de la proposition de loi.

 

 

Le Commission veut imposer le financement du «tourisme» de l’avortement 

 

La Commission européenne s’est prononcée aujourd’hui sur la demande de l’Initiative pro-avortement «Ma Voix, Mon Choix». Cette pétition européenne demandait la création d’un fond spécial européen pour financer le déplacement de femmes souhaitant aller avorter dans un pays où la législation est plus laxiste.

 

Le Parlement européen a soutenu cette initiative en décembre 2025, par 358 voix pour, 202 voix contre et 79 abstentions (détail des votes en dernière page).

 

«Ma Voix, Mon Choix», qui a rassemblé 1,2 millions de signatures a voulu être une réponse à l’initiative pro-vie «Un de Nous» ayant rassemblé près de 2 millions de signatures, que j’ai eu l’honneur de présider. «Ma Voix, Mon Choix» a bénéficié des soutiens politiques et financiers du lobby international de l’avortement, ainsi que nous l’avons révélé au Parlement européen.

 

La Commission européenne n’a pas été en mesure de satisfaire totalement la demande de «Ma Voix, Mon Choix», grâce à la résistance des gouvernements européens conservateurs, et parce que l’avortement n’est pas une compétence de l’Union. Elle s’est rangée en cela aux arguments que l’ECLJ, entre autres, a développés dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen.

 

Mais la Commission européenne a contourné ces obstacles et décidé de permettre aux États de puiser dans le Fonds social européen pour financer des filières de «tourisme de l’avortement» intra-européen.

 

Par exemple, les Pays-Bas pourraient faire rembourser par l’Union européenne les frais engagés par une Polonaise pour venir y avorter (avion, hôtel, etc). Ce système, qui fonctionnera sur une base volontaire, fera des pays les moins protecteurs de la vie humaine des «plateformes» de l’avortement en Europe, aux frais du contribuable.

 

Cette décision de la Commission est un détournement du Fonds social, qui n’a jamais été conçu pour cela. L’ECLJ va analyser plus à fond cette décision, et nous nous préparons à la contester en justice.

 

Ne laissons pas l’Europe promouvoir l’avortement.

 

Ce dont l’Europe a besoin, ce n’est pas de faciliter l’avortement avec l’argent public, mais au contraire, de soutenir la maternité et les familles. Sans enfants, la population européenne se condamne elle-même.

 

Un effort immense est nécessaire pour sortir la société de cette «culture de mort» qui nous fait choisir l’euthanasie et l’avortement.

La France ne doit pas légaliser l'euthanasie!
Lire le texte complet de la pétition

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