Grants paid by the European Commission: What could the “DOGE” find there?Gradient Overlay
EU

Grants paid by the European Commission: What could the “DOGE” find there?

EU Grants: What could the “DOGE” find?

By Louis-Marie Bonneau1740733559949
Share

This article will be translated soon.

Le tout nouveau « DOGE » d’Elon Musk, une sorte de « Ministère de l’efficacité gouvernementale » (Department of Government Efficiency), donne actuellement des sueurs froides à tous les fonctionnaires américains qui se demandent s’ils ne seront pas les prochains à subir un coup de tronçonneuse budgétaire. La création du DOGE par le Président Donald Trump mais surtout son fonctionnement, ses compétences et sa légitimité font l’objet de critiques très vives. Le but est cependant parfaitement légitime : s’assurer que chaque dollar payé par le contribuable américain est correctement utilisé par l’État.

Le DOGE est pour l’instant trop jeune pour avoir déjà fait des émules en Europe, mais une entité similaire de contrôle du budget de la France et de l’Union européenne pourrait également révéler de nombreuses choses et permettre des économies significatives.

En 2025, la contribution française au budget annuel de l’Union européenne (UE) s’élève à environ 23,3 milliards d’euros alors qu’elle était de 21,6 milliards d’euros en 2024. Des sommes majoritairement dépensées pour la sécurité, les infrastructures, l’alimentation et la santé des européens, mais aussi pour les milliers de fonctionnaires dont l’UE a de plus en plus besoin et aussi des programmes nettement moins consensuels. Les programme pour l’agenda woke. Toutes les données que vous allez lire dans cet article sont officiellement publiées par la Commission européenne.

Des financements orientés vers des causes militantes

Promotion de l’avortement

L’Union européenne dépense l’argent du contribuable pour verser des subventions à des organisations et projets qui prônent une vision ultra progressiste de la société. Par exemple, en 2024, l’IPPF European Network, branche européenne de la Fédération internationale pour le planning familial a reçu 919 000 € sur un budget total de 1,1 million d’euros. Une somme toujours en augmentation, puisqu’elle a reçu 875 987 € en 2023, 599 000 € en 2022, etc. En 2024, l’IPPF disposait d’un budget annuel de 125 millions de dollars, tandis que la fédération américaine de Planned Parenthood disposait – sous la Présidence Biden - d’un budget avoisinant les deux milliards de dollars.

L’UE finance d’autres projets faisant la promotion de l’avortement. 342 000 € ont été donnés au projet Abortion, Law and Nature (ALaN) dont le but est de « réunir la philosophie, les études de genre et les sciences de la vie pour questionner l’impact des représentations de la nature sur la santé et les droits des femmes, à partir du cas spécifique de l’avortement ». Le projet Women travelling to seek abortion care in Europe (« Ces femmes qui traverse l’Europe pour avorter »), qui a coûté 1,4 million d’euros avait pour objet d’étudier l’impact des restrictions légales et des obstacles pratiques à l’avortement dans les pays européens aux lois apparemment libérales, et analyser les stratégies des femmes pour y faire face (voyages, avortements illégaux, etc.).

Promotion du wokisme trans

L’UE finance également des projets et organisations promouvant l’idéologie transgenre. Ainsi, un projet intitulé « L’encre invisible des femmes : l’écriture trans-genre et la sexuation de la valeur intellectuelle au début de la modernité » a bénéficié d’un financement d’1,5 million d’euros, avec pour objectif notable d’analyser « la misogynie textuelle ». De même, l’association Transgender Europe – qui fait du lobbying auprès de la Commission européenne - a été financée par la Commission européenne entre 2019 et 2021 à hauteur de 80% de son budget de fonctionnement, soit environ 350 000 € par an. C’est un cas d’école d’une pratique répandue : une institution publique finance un acteur privé pour se créer artificiellement un interlocuteur « issu de la société civile » et ainsi légitimer son action par ce biais.

Lutte contre le populisme

Dans cette lutte, le projet The Rise and Fall of Populism and Extremism (L’ascension et la chute du populisme et de l’extrémisme), financé à hauteur de 1,46 million d’euros, entend analyser les « causes du populisme ». Il propose pour cela d’analyser les données issues des CV de plus de 40 millions de demandeurs d’emploi américains. Le projet vise également les archives du Royaume-Uni pour comprendre comment les châtiments corporels dans les écoles du pays ont affecté le niveau d’éducation, d’emploi, le comportement antisocial et le vote pour le UKIP et le Brexit.

L’Union européenne a aussi financé un projet à hauteur de 193 000 € intitulé Populist nationalism in ‘global’ western India (Le nationalisme populiste dans l’Inde occidentale « globale »), 1920-1939, pour étudier les liens entre le nationalisme hindou émergent et le fascisme européen des années 1920-30 afin de mieux comprendre la nature transnationale de l’extrême droite radicale. Un autre projet pour la modique somme de 172 000 € (The micro-foundations of macro-institutions: an empirical investigation of the co-evolution of populist rhetoric and organizations, Les micro-fondations des macro-institutions : une enquête empirique sur la co-évolution de la rhétorique et des organisations populistes) a quant à lui pour objet d’analyser les bases microéconomiques du populisme en étudiant l’évolution du discours populiste et son impact sur les institutions et les organisations multinationales. Enfin, pour citer un dernier exemple, 257 000 € ont été dépensés pour étudier l’évolution du consensus libéral transatlantique entre l’Europe et les États-Unis à travers une analyse littéraire et culturelle du populisme et du nationalisme (Transatlantic Approaches to Contemporary Literature in the Era of Trump, Approches transatlantiques de la littérature contemporaine à l'ère de Trump).

Promotion de l’Islam en Europe

L’UE finance également la promotion de l’Islam en Europe. C’est le cas par exemple au travers du projet à la fois woke et islamique : « Espaces d'asile queer musulmans : entre justesse et injustice au sein du système d'asile hétéronormatif et homonormatif allemand » (Queer Muslim Asylum Spaces: Between Righfulness and Rightlessness within Germany's Hetero- and Homonormative Asylum System) pour 195 000 €. Il s’agissait de développer « une approche intersectionnelle de l’étude de l’asile queer en Europe, en se concentrant sur les expériences des personnes d’origine musulmane ». Un autre projet de 345 000 € avait de son côté pour objectif de concevoir des outils théâtraux pour la prévention de l’islamophobie (Theatre tools for Islamophobia Prevention, Outils de théâtre pour la prévention de l'islamophobie). L’UE a aussi dépensé 271 000 € pour un projet intitulé « l’Islam blanc : Une nouvelle religion pour les Européens » (White Islam: A New Religion for Europeans). Il s’agit ici d’étudier « comment l’islam fournit un nouveau cadre de normes éthiques et de pratiques religieuses à un certain nombre d’Européens qui ne sont pas satisfaits du rôle social occupé par les églises chrétiennes ».

Outre ces subventions accordées à des organisations et recherches militantes, l’UE finance également des projets de recherche dont la pertinence interroge. Parmi eux :

  • Youth Inclusion through Yoga Actions Network Growth(60 000 €), visant à « former des professeurs de yoga à l’inclusion sociale ».
  • HeARTmony(242 384 €), utilisant la danse et la musique pour « favoriser l’inclusion des jeunes réfugiés ».
  • YouTh footbAll players as ambassadoRs for GEnder equality(400 000 €), ayant pour ambition de « réduire les inégalités de genre via le football ».
  • Water management strategies and climate change in the Indus Civilisation (183 000 €) dont le but est de réévaluer la gestion de l’eau et l’impact du changement climatique sur la civilisation Indus entre 2500-1900 av. J.-C.
  • Eco-Islam in Indonesia: Media, Institutions, Publics (2 millions d’euros) dont le but est d’analyser le phénomène de « l’éco-djihad » en Indonésie, où des acteurs culturels et religieux utilisent des références islamiques pour promouvoir la protection de l’environnement.

Selon la Commission européenne, le financement de ces projets et bien d’autres produirait « un large éventail de résultats ». Il y a de quoi en douter. Le résultat principal et objectif du financement de ces projets est l’augmentation des dépenses pour des services qui ne recueilleraient certainement pas la majorité des suffrages si les citoyens européens étaient consultés. Au moment où la dette française n’a jamais été aussi élevée et où l’inflation progresse, il est grand temps de s’interroger sur l’intérêt pour le contribuable européen de financer ces recherches.

Donate

Cookies & Privacy

There is no advertising for any third party on our website. We merely use cookies to improve your navigation experience (technical cookies) and to allow us to analyze the way you consult our websites in order to improve it (analytics cookies). The personal information that may be requested on some pages of our website (subscribing to our Newsletter, signing a petition,  making a donation...) is optional. We do not share any of this information we may collect with third parties. You can check here for our privacy & security policy for more information.

I refuse analytics cookies