Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
La Commission des Affaires Sociales du Sénat vient de restreindre le champ d’application de l’euthanasie et du suicide assisté. Elle a peut-être cru bien faire en limitant l’euthanasie aux personnes en fin de vie, mais ce faisant, elle en accepte le principe!
Un tel compromis, qui cède sur l’essentiel, n’est pas acceptable.
Vous le savez, votre responsabilité est engagée, car si le principe de l’euthanasie est voté, son application sera sans cesse élargie. C’est inéluctable. Ce sera «la pente glissante», comme ce fut le cas récemment en Espagne avec la mort de la jeune Noelia, euthanasiée à 25 ans pour dépression après avoir été violée.
Il est donc impératif que le Sénat tienne ses positions et maintienne l’interdit de tuer!
Vous pouvez prendre exemple sur la Chambre des lords du Royaume-Uni qui vient de rejeter une nouvelle proposition de légalisation de l’euthanasie, la huitième depuis 1936!
L’acceptation de l’euthanasie conduit à une société inhumaine, une société du déchet. Seule une opposition de principe à l’euthanasie peut prévenir la «pente glissante» et soutenir le développement des soins palliatifs qui préservent, eux, la dignité humaine.
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, je compte sur vous pour être à la hauteur de ce rendez-vous historique. Je vous souhaite d’être sage et prudent ! Puisse votre vote ne pas causer la mort de personnes vulnérables.
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