

Euthanasie: Première victoire au Sénat
Les sénateurs ont complètement réécrit la proposition de loi pour réaffirmer l’interdit de tuer et garantir la liberté de conscience de tous. L’ECLJ est heureux d’avoir contribué à ce succès.
À cet instant, nous retenons trois choses du vote des sénateurs.
La première est qu’il n’y a pas de consensus, ni de compromis, sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté. Le narratif des media qui voulait faire croire en l’existence d’un consensus et d’une «ouverture» des sénateurs en faveur de l’euthanasie est faux. On l’a vu au cours des débats du 21 janvier: les positions sont irréconciliables entre ceux qui veulent protéger la vie et ceux qui veulent faire de la mort un droit.
Le rejet du texte résulte de l’opposition conjuguée des sénateurs fondamentalement opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, et de celle des sénateurs, notamment socialistes, qui estimaient à l’inverse que le texte n’allait pas assez loin.
Deuxièmement, et c’est une autre victoire, le Sénat a adopté un amendement garantissant la liberté des établissements de santé et médico-sociaux, y compris confessionnels à ne pas pratiquer l’euthanasie et le suicide assisté. Notre plaidoyer avec les religieuses de congrégations hospitalières a été fructueux: les sénateurs ont été convaincus de la nécessité de prévenir l’injustice qui leur aurait été infligée.
Le Sénat a remplacé le droit au suicide assisté et à l’euthanasie par «le droit» de toute personne «au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance […] jusqu’à son décès sans qu’aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d’aider à mourir.»
Le texte final sera soumis au vote du Sénat le 28 janvier. S’il l’adopte, il sera envoyé à l’Assemblée nationale pour une seconde lecture à partir du 17 février. Si le Sénat rejette ce nouveau texte, l’Assemblée se saisira alors de son propre texte adopté en première lecture, avant de le renvoyer encore au Sénat.
Au-delà, la balle est aussi dans le camp d’Emmanuel Macron. Va-t-il oser convoquer un référendum ? Il avait promis l’année dernière de consulter les Français dans l’hypothèse où le débat «s’enliserait» au parlement ; il a redit sa détermination sur cette loi le 31 décembre dernier… Tout devrait l’y pousser mais il sait qu’un tel scrutin pourrait se transformer en référendum pour ou contre lui.
Dieu seul sait ce que les prochains mois nous réservent mais une chose est sûre: notre mobilisation a produit des effets ; nous avons obtenu une victoire.
L'acharnement de certains à promouvoir l'euthanasie et le suicide assisté est pathétique alors que l'accès aux soins palliatifs est très insuffisant en France. La France répond à peine à 50% des besoins à ce jour, et ces besoins vont augmenter dans le contexte du vieillissement de la population… Mais les soins palliatifs coutent plus cher que l’euthanasie…
Il faut continuer pour convaincre les députés de rejeter cette proposition de loi. Vous pouvez leur écrire des messages simples et spontanés. Osez, c’est très efficace!
Vous pouvez aussi partager les analyses et vidéos de l’ECLJ, notamment cet article: Aide à mourir : 14 problèmes majeurs avec l’actuelle proposition de loi.
Ou cette dernière vidéo de Sœur Marie-Foucauld, Petite Sœur des Maternités catholiques qui s’exprimait aujourd’hui sur Le Figaro TV:
L’analyse de la proposition de loi avec le Frère Paul Adrien :
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