
Les catholiques français se sont habitués à vivre avec un sentiment de précarité politique, d’ostracisation, presque de honte. Les catholiques sont non seulement devenus minoritaires au sein de la société française mais, plus grave encore, ils sont à présent incompris. La population, dans son immense majorité, a perdu le sens des réalités essentielles de la foi chrétienne. Cette incompréhension alimente un rejet de l’expression publique de la foi et de la morale naturelle et chrétienne. Les catholiques, en revanche, gardent espoir, animés par la foi, l’espérance et la charité, riches de l’immense patrimoine de la chrétienté. Ils appartiennent à une réalité qui les dépasse. Bien que minoritaires, leur religion les maintient debout dans une société qui s’effondre, et cela leur suffit à conserver confiance en l’avenir.