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Le défi de l’universalité des droits de l'homme 70 ans après la Déclaration universelle

Le défi de l’universalité des droits

Par Grégor Puppinck1537431904357

Le défi de l’universalité

Regards croisés 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme

Conseil de l’Europe, Strasbourg, 10 septembre 2018

Colloque organisé par la Mission Permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe,

en collaboration avec le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) et

le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ).

 

Avec la participation de

 

 

IMgr Paolo Rudelli,

Représentant permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe

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IMme Alessandra Aula, 

Secrétaire générale du BICE

Texte

 

 

IM. le Professeur Emmanuel Decaux,

Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas – Paris II, membre du Comité des disparitions forcées (ONU)

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IM. Guido Raimondi,

Président de la Cour européenne des droits de l’homme

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IS.E. Mgr Paul R. Gallagher,

Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats

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IPrésentation

L’universalité des droits de l’homme est la confirmation de leur vérité. Elle semble aller de soi tant l’unité de l’humanité paraît évidente. Elle porte l’aspiration de l’humanité à sa propre unité et à la justice. Pourtant, aussi élevé soit-il, l’idéal de l’universalité des droits de l’homme se heurte, depuis toujours, à des obstacles sérieux.

Déjà, en 1945, l’affirmation des « droits fondamentaux de l’homme » était décrite, par la Charte des Nations Unies, comme une « foi ». En 1948, dans un monde divisé politiquement, la demande de René Cassin de qualifier d’universelle la future Déclaration internationale des droits de l’homme se heurtait aux divergences idéologiques de ses rédacteurs. Afin de recueillir l’assentiment de tous, la Déclaration universelle a dû notamment omettre de préciser le fondement ultime de sa propre universalité. Elle est devenue universelle dans les faits, par l’adhésion mondiale dont elle a bénéficié.

Alors que l’ordre juridique connaît lui-aussi une globalisation et que les instruments de protection des droits de l’homme se multiplient, paradoxalement, l’universalité des droits de l’homme est de nouveau fragilisée. De plus en plus, on assiste à des interprétations divergentes des droits de l’homme : une distance croissante se creuse entre l’interprétation libérale d’une part, tendant vers un radicalisme individualiste qui s’éloigne des traités fondateurs, et les positions de différents groupes ou pays de l’autre, qui revendiquent la protection de leur identité culturelle.

Ainsi, les droits de l’homme semblent se laisser progressivement altérer par les idéologies, alors même qu’ils ont été conçus après-guerre pour en protéger les peuples. La possible voie de sortie à cette crise passe nécessairement par une réappropriation, dans ce nouveau contexte, de la doctrine de l’universalité des droits de l’homme.

  • En quoi consistent les défis posés à l’universalité des droits de l’homme ?
  • Comment les institutions internationales de protection des droits de l’homme peuvent-elles y répondre ?
  • Est-ce qu’une réponse peut être trouvée dans la promotion du développement intégral de la personne humaine ?

+ + +

Cette conférence est organisée à l’occasion du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle sera suivie d’une autre conférence sur la « dignité de la vie », organisée le 3 décembre 2018 par la Mission permanente du Saint Siège auprès des Nations Unies à Genève, puis d’un colloque, organisé au Vatican, le 10 décembre 2018.